Francis Lalanne au Studio Macclass

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Francis Lalanne enregistre « Gelem Gelem », considéré depuis 1971 comme l’hymne de la communauté tzigane. Une triste complainte composée en 1945, dans un camp de concentration.

Au cœur de la Glacière, le studio de Mickaël Patrac résonne de quelques accords harmonieux. Cheveux longs et révolte à fleur de peau, Francis Lalanne répète depuis des heures les paroles de Gelem Gelem, considéré depuis 1971 comme l’hymne de la communauté tzigane. Une triste complainte composée en 1945, dans un camp de concentration, devenue le cri de ralliement non seulement des Roms, mais aussi de l’ensemble des voyageurs.

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Lalanne : « Le nomadisme est un droit de l’homme »

Aux côtés de l’interprète du célèbre On se retrouvera, une voix familière, celle de Negrita. Une figure du monde gitan, qui avait à cœur de chanter Gelem Gelem avec Francis Lalanne. « On se connaît depuis qu’elle a 18 ans, explique-t-il. C’était l’époque où, avec son frère, elle formait le groupe Boy et Negrita. Au fil des années, on s’est croisé sur nos routes respectives… » Ce duo concrétise une vraie amitié bien sûr. Mais outre le côté artistique de la démarche, Francis Lalanne concède volontiers un engagement politique : « Depuis plusieurs années maintenant, il y a en France une remise en cause du droit au nomadisme. On confond trop souvent le nomadisme, qui est un choix de vie, avec une forme d’immigration clandestine. Mais les Roms de France votent, sont des citoyens à part entière. »

Négrita : « Notre vie, c’est la route »

« Notre vie, c’est la route, le chant, le feu dehors », rappelle Négrita. « La vie qu’ils ont choisie n’est pas une nuisance pour la vie sédentaire qui est la nôtre, renchérit Francis Lalanne. C’est un droit de l’homme de ne pas être sédentaire. On ne peut pas exclure du giron social une communauté qui a fait un choix différent. On abolit à mon sens des valeurs de la République. » L’heure est venue de se remettre au travail. Mickaël peaufine les derniers détails techniques et réfléchit déjà à la phase de production d’une chanson « qui a été écrite en enfer, par une femme internée dans un camp, dont le violoniste a eu les doigts écrasés pour ne plus qu’il joue », s’émeut le chanteur, qui rappelle son attachement aux gens du voyage. « Je ne pense pas que dans notre pays, une majorité de gens les rejettent. Quelque part, ils apportent aussi du rêve. C’est important la différence. Si tout le monde est pareil, c’est la fin du monde. » Parole de poète.

 

http://www.midilibre.fr/2014/01/25/francis-lalanne-gitan-de-coeur,813340.php 

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